le site des Ansereuilles
un camion bâché en sort


plus surprenant un camion, non bâché, chargé de déchets entre sur le site. Que deviennent ces déchets?




Les Dangers

non seulement ils ne sont pas niés mais ils sont revendiqués pour justifier l’enfouissement.


Ces cendres sont les résidus de la combustion du charbon, elles ont donc concentré les éléments non combustibles comme les métaux lourds. La pollution de ces cendres est reconnue par les autorités administratives et en particulier par l’hydrogéologue expert désigné par Monsieur le Préfet de région.

L’Autorité de Sureté Nucléaire classe à priori ce type de

matériau parmi les «matériaux à radioactivité technologiquement renforcée».

 
 

extraits


CHAPITRE 18

L’INSTITUT

DE RADIOPROTECTION

ET DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE

(IRSN)


Certaines activités professionnelles telles que la production de céramiques réfractaires, la combustion de charbon en centrales thermiques ou encore le traitement de minerais d’étain, d’aluminium, etc. mettent en œuvre des matières premières contenant naturellement des radionucléides. La manipulation et la transformation de ces matériaux peuvent entraîner une augmentation notable de l’exposition des travailleurs ou de celle des populations avoisinantes.


P 372

ACTIVITÉ DES INSTANCES DE GOUVERNANCE ET DES RÉSEAUX


La radioactivité


extraits d’un courrier de Monsieur le Préfet à Monsieur le Maire de Wavrin en date du 12 Janvier 2010

l’enquête, réalisée par l’association citée dans votre courrier (NDLR: Les Robins des Bois), est connue de l’Etat. Elle met en exergue les risques potentiels liés à la présence de métaux lourds et de radioactivité naturelle. Ces risques sont connus de la DREAL.

Cette surveillance est renforcée en 2010 par la recherche de radio- éléments


extraits d’intervention de la DREAL lors de la commission de suivi du 11 Décembre 2009

Une étude complémentaire est en cours mais il est certain qu’elle ne remettra pas en cause les ordres de grandeur de l’étude existante.


qui croire? M. le Préfet ou la DREAL qui anticipe sur le résultat

des mesures qui seraient inutiles?


affirmation surprenante!

extraits de la commission de suivi du 11 Décembre 2009



M. le Secrétaire Général adjoint de la Préfecture propose d’illustrer cette radioactivité en la comparant à un trajet en avion : il y a 80 fois moins de radioactivité sur le terril que lors d’un trajet Paris –New York.


saviez vous que les avions  avaient des moteurs atomiques!



RAPPORT DE L'AUTORITE DE SURETE NUCLEAIRE


Bilan sur la gestion des déchets contenant de la radioactivité naturelle renforcée 20 juillet 2009

EXTRAITS


3. L'impact radiologique des déchets A radioactivité naturelle renforcée

L'impact radiologique des déchets à radioactivité naturelle renforcée est dû à la présence de radionucléides d'origine naturelle. Certains de ces radionucléides ont une période radioactive de plusieurs millions d'années et vont donc avoir le temps de migrer vers les sols, vers les eaux superficielles, vers les eaux souterraines. Des transferts sont également possibles à plus court terme vers l'air.

Cette migration dans le milieu naturel peut conduire à une contamination de l'environnement et à un impact radiologique sur la population. Ces déchets ont également un impact radiologique sur les travailleurs qui les manipulent ou travaillent à proximité. Cet impact dépend principalement de l'activité de ces déchets, de la durée d'exposition à ces déchets et des transferts vers l'air observés pour certains de ces déchets (envols, mises en suspension).

Ces scénarios prennent en compte l'exposition externe aux rayonnements ionisants ainsi que l'exposition interne (ingestion, inhalation).

L'impact radiologique de la plupart des déchets à radioactivité naturelle renforcée reste apriori limité en raison d'un niveau d'activité relativement faible des déchets (activité du niveau des déchets TFA de la classification des déchets radioactifs (annexe 1)). Il est cependant nécessaire de s'en assurer, ce niveau d'activité étant supérieur au bruit de fond ambiant. Dans certains cas, même si l'activité de certains déchets est faible, des phénomènes de lixiviation pourraient conduire à la mobilisation de quantités importantes de radionucléides du fait de l'importance des volumes de déchets en jeu, et donc à un impact sur l'Homme et l'environnement. Par ailleurs, l'activité radiologique d'une partie des déchets à radioactivité naturelle renforcée est du niveau des déchets de faible activité de la classification des déchets radioactifs (annexe 1). La manipulation de ces déchets nécessite la mise en place de mesures de radioprotection pour les travailleurs. Par ailleurs, l'entreposage de ces déchets pour lesquels aucune solution de stockage n'est opérationnelle pour l'instant doit être réalisé dans des conditions satisfaisantes vis-a-vis de la radioprotection des travailleurs et de la population.


4.1.2. Les dépôts de cendres

Les gestions du passé ont également conduit â la constitution de dépôts de cendres de centrales â charbon. Une quarantaine de dépôts ont été identifiés par l'association Robin des Bois [Réf. 7]. Aucun n'est équipé d'une membrane d'étanchéité â. sa base. Ils se situent pour un tiers dans la région Nord-Pas-de-Calais, mais sont présents au total dans 14 régions. Certains de ces dépôts sont exploités pour la valorisation des cendres. Certains ont été en totalité « déstockés » (Porcheville, Vaires-sur-Marne) [Réf. 7]. Les cendres actuellement produites par les centrales charbon sont toutes valorisées.


Aucun dépôt ne fait l'objet d'une surveillance de son impact radiologique.


Recommandation n°7 : gestion des dépôts de cendres ou de phosphogypses L'ASN recommande

B •

d'étudier la nécessité de mettre en place un plan de surveillance et si nécessaire ses modalités sur la base d'un état des lieux radiologique et d'une analyse des voies de transfert dans l'environnement ; que ces dépôts soient clôturés afin d'en empêcher le libre accès ;

d'examiner la nécessité d'harmoniser les conditions de surveillance des dépôts de cendres et de phosphogypses en bénéficiant des réflexions en cours sur le devenir A long terme des stockages de résidus miniers ;

^ que des servitudes et/ou des aménagements soient mis en œuvre le cas échéant afin de réduire l'impact chimique et radiologique de ces dépôts sur l'environnement et la population jusqu'à un niveau acceptable. Le choix de ces aménagements pourrait se faire sur la base d'études d'impact A long ternie visant A évaluer la migration des éléments chimiques et des radionucléides hors du dépôt.


6.5. La valorisation des résidus contenant de la radioactivité naturelle renforcée 6.5.1. Les résidus de très faible activité

Une partie des résidus de procédé contenant de la radioactivité naturelle renforcée n'est pas éliminée en tant que déchets mais valorisée.

A titre d'exemple, les cendres de combustion de centrales i charbon produites actuellement sont valorisées. Certains anciens dépôts sont même repris en vue de valorisation. Les cendres volantes sont valorisées en cimenterie, dans les centrales a béton, pour des travaux routiers, .... Les cendres de foyer, plus grossières et plus sableuses sont incorporées dans certains types de béton et parpaings. Du fait de leurs propriétés drainantes, elles sont fréquemment utilisées sous les terrains de sport. Elles ont été également utilisées pour le comblement de cavités (mines de fer de Tyl en Lorraine, carrière de craie près de Meaux) [Réf. 6]. Certaines cendres sont utilisées en tant que sable abrasif ou comme amendement agricole [Réf. 6]. Il semble assez difficile de tenir une liste exhaustive de l'ensemble des pratiques existantes ou ayant existé.

Un autre exemple concerne les boues issues du traitement des eaux destinées a. la consommation humaine. Même si le devenir de ces boues est relativement méconnu du fait que peu d'entreprises de ce secteur d'activité ont répondu à l'arrêté du 25 mai 2005 et que cette question a été très rarement renseignée par les entreprises qui ont répondu il l'association Robin des Bois [Ref. 6], il apparaît qu'au moins une partie de ces boues est utilisée pour l'épandage ou la valorisation agricole.

Compte tenu des très faibles activités généralement mises en jeu, ces pratiques ne paraissent pas a priori poser un risque élevé pour la santé.

Néanmoins, l'impact radiologique de la valorisation des résidus contenant de la radioactivité naturelle renforcée sur les travailleurs mettant en œuvre ces résidus n'a quasiment jamais été évalué, hormis pour quelques scénarios de valorisation de cendres de charbon. Par ailleurs, l'impact radiologique sur la population de la valorisation des résidus contenant de la radioactivité naturelle renforcée n'a pas été estimé.


Recommandation n°10: valorisation des résidus contenant de la radioactivité naturelle renforcée

L'ASN recommande qu'un inventaire des filières de valorisation des résidus contenant de la radioactivité naturelle renforcée soit réalisé et que des études d'impact radiologique soient menées pour les travailleurs mettant en œuvre ces résidus ainsi que pour la population, sur la base d'une caractérisation radiologique des résidus en question.