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  2. 2Vandalisée à l'automne, interdite d'ouverture avant de nouvelles analyses de sol,

    l'aire d'accueil des gens du voyage de Courcelles-les-Lens est-elle maudite ? Sans faire de sensationnalisme, le dossier est en tout cas mal parti. Mais le maire ne désespère pas de la voir ouverte au printemps.

Des toitures carbonisées, des façades de bungalows défoncées, un panneau de chantier troué : l'aire d'accueil, située entre l'A 21 et le canal de la Deûle offre un visage navrant. Depuis que des vandales se sont offerts une virée destructrice le premier week-end de novembre. L'énième avatar d'une longue suite de déconvenues. L'ouverture prévue à l'été 2009 a d'abord été repoussée puisque la pose du réseau d'électricité avait été oubliée ! Et le rejet des eaux usées n'avait pas été solutionné. Plus problématique, la préfecture du Pas-de-Calais, relayant des doléances d'associations environnementales, a gelé le dossier en raison de l'emplacement choisi : en plein PIG 1 000, ce périmètre pollué par les rejets en métaux lourds de Metaleurop Nord.
Fidèle à lui-même, Ernest Vendeville n'en démord toujours pas. L'aire d'accueil ouvrira, « au printemps ! ».
L'urgence est d'abord aux réparations. « Pour l'instant, on va voir au niveau des finances ce qu'il reste comme argent, une soulte a été mise de côté. Il manque 150 000 euros. » Une première évaluation a été faite par Eurovia, mais trop chère. Comme la municipalité n'a pas réceptionné le chantier, celui-ci reste sous la responsabilité des entreprises prestataires.
Le premier magistrat aimerait compter sur des subventions publiques, lui qui s'estime lésé par rapport à d'autres. « D'un côté on fait ceci, de l'autre côté on fait cela », se plaint-il en lorgnant vers le Parc des îles commun à Rouvroy, Drocourt et Hénin.
Quant à la qualité des sols, aucun doute pour l'élu, elle s'est améliorée. « Une étude a été faite avec des lombrics par des experts de Paris et nommés par le tribunal administratif. » Une procédure initiée lors de la contestation du périmètre PIG par les élus locaux il y a de cela plusieurs années. « C'est la grosse sauce », selon Ernest Vendeville. Selon lui, les vers de terre présentent des taux d'exposition au plomb de quelques microgrammes, bien inférieurs aux seuils limites. « L'ADEME sera obligée d'en tenir compte, on va vers un assouplissement du PIG. En juin, ce sera résolu », veut croire cet optimiste forcené. •
Les services de la préfecture et l'ADEME n'étaient pas joignables hier.