Selon médiapart

L’Académie des sciences désavoue Claude Allègre et les climato-sceptiques

C'est une double surprise et elle est d'autant plus éclatante : l'Académie des sciences, la plus haute instance scientifique française, désavoue les climato-sceptiques dans un rapport très attendu remis à Valérie Pécresse jeudi matin.

L'intégralité du rapport est à lire en cliquant ici

Surprise, car parmi les membres de l'institution, siègent des détracteurs de premier plan du rôle de l'homme dans le changement climatique : l'ancien ministre de la recherche Claude Allègre, le directeur sortant de l'Institut physique du globe, Vincent Courtillot, et le physicien Jean-Louis Le Mouël. Ce sont les climato-sceptiques français les plus notoires scientifiquement, et les plus médiatisés. Leurs publications, au prix de courbes parfois tronquées et d'erreurs de calcul grossières, ont joué un rôle majeur dans la remise en question, auprès du grand public, de la réalité et des causes du réchauffement de la planète.

Préalable au rapport, la séance de travail des académiciens consacrée au climat, le 20 septembre, avait offert une tribune aux opposants à la thèse de l'origine anthropique de la crise climatique, au premier rang desquels Richard Lindzen, physicien américain, et star mondiale des climato-sceptiques. La réunion avait eu lieu à huis clos, si bien qu'aucun journaliste n'avait pu y assister. Mais plusieurs climatologues avaient raconté leur désarroi et leur colère après sa tenue. L'un d'entre eux avait même parlé de « traquenard » (retrouver ici notre article).

Que dit aujourd'hui le rapport de l'Académie ? Que le réchauffement climatique « augmente » entre 1975 et 2003, que « cette augmentation est principalement due à l'augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère » et que « l'augmentation du CO2 est incontestablement due à l'activité humaine ». Enfin, que cela « constitue une menace pour le climat et pour les océans ». C'est clair, net, sans doute possible.